LES ÉVÉNEMENTS à ne pas manquer

 Journée de la MTC et 20 ans de l'UFPMTC :
17 février 2018 à Lyon

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 1re rencontre Franco-Chinoise Pharmacopée Chinoise à Strasbourg
Les 12, 13 et 14 janvier 2018 - contact@laboratoire-jz.fr ou 03 88 43 10 00.

 Congrès : comment rester en bonne santé par les méthodes traditionnelles de santé chinoise du jeudi 1er au dimanche 4 février 2018 à Dinard / Saint Jacut de la Mer.

 Examen du DNMTC
UV3 ECH à Paris et Aix-en-Provence, le 13 mars 2018.
Vendredi 7, samedi 8 et dimanche 9 septembre 2018 au centre de Valpré à Ecully (Lyon).

 Journée mondiale de l'acupuncture et Congrès CFMTC
À l’occasion du 8e anniversaire de l’inscription sur la liste représentative de l’acupuncture et de la moxibustion au patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO, une journée mondiale de l’acupuncture sera organisée par la WADO (World Acupuncture Day Organisation) le jeudi 15 novembre 2018 à l’UNESCO, à Paris. Cette journée sera suivie d’un congrès mondial de 2 jours à la Cité des Sciences et de l’Industrie, le vendredi 16 et le samedi 17 novembre 2018, à Paris. L'UFPMTC et la CFMTC y participeront très activement. 

Actualités de l'UFPMTC

Soutien à "Un Pas Pour La Santé" - Entretien avec Philippe Renou.

Le fil de ma vie a flirté avec les arts martiaux et une activité professionnelle tournée vers les grandes entreprises puis je me suis passionné pour le Qi Gong et les arts énergétiques internes en général. Il m’a fallu un événement personnel pour me conduire à l’hôpital, que j’évitais le plus possible, et m’apercevoir que c’était un lieu de vie avant tout, certes spécialisé dans le traitement d’accidents ou maladies, mais qu’il y avait énormément à faire pour (re)penser l’humain dans toutes ses composantes.

Bruno et moi avons suivi l’enseignement du Docteur Liu Dong. Bruno a toujours eu une activité militante et il connaît bien le milieu associatif, les fédérations et leur fonctionnement. Sur de nombreux points, nous apprécions notre complémentarité dans l’action et notre communion dans l’esprit.

Aujourd’hui, nous visons à construire un petit cercle actif pour nous accompagner dans cette aventure et un cercle immense pour y participer à son échelle.

Pourriez-vous nous expliquer les différences entre les marches XiXiHu de Guo Lin et Liu Dong ? Sont-elles adaptées à tous les publics ?

Les marches de Mme Guo Lin se sont assez vite répandues en Chine depuis les années 1950. L’une des richesses de la Chine, c’est son ancrage dans la tradition (au moins dans les pratiques de santé) et la diversité voire l’évolutivité par le passage au sein de différentes écoles dans un aussi grand pays. Comme pour les arts martiaux, il y a souvent des différences marquantes entre les écoles de la Chine du Nord et celles de la Chine du Sud. Je pense même que ce capital génétique impacte sur ce qu’il se produit dans l’occidentalisation de toutes ces pratiques – un puissant ancrage dans les connaissances des anciens qui permet aussi l’adaptabilité aux cultures, aux caractères, aux climats et au temps présent.

La version de la Chine du Sud est peut-être plus accessible pour les patients fatigués car le souffle est plus doux et elle ne comporte que trois marches. Il y a une belle progression dans les trois marches pour que le pratiquant prenne conscience de ses appuis, de la synchronisation avec le souffle et le mouvement global du corps prenant sa source au centre. La puissance du XiXiHu, c’est son caractère répétitif. Il faut rester très présent dans son mouvement et dans son être mais quand le mouvement est inscrit en soi, le relâchement favorise la conduite de l’énergie.

Liu Dong s’est inspiré de la version de la Chine du Nord avec cinq marches en lien avec les cinq mouvements décrits en MTC. Sa compétence est incontestable et son expérience, son histoire légitiment, s’il en était nécessaire, complètement ses adaptations. Dans toutes les formes de Qi Gong de Liu Dong, l’accent sur l’intention et la fine perception de la notion « d’esprit des organes » sont exceptionnels.

Personnellement, je considère ces méthodes au niveau de leur pratique par des patients et plus généralement des êtres humains vivant leurs émotions et parfois se laissant submerger. Il est à mon sens, essentiel, et parfois même vital, de leur mettre à disposition des moyens d’accueillir et transformer ces émotions. La marche du XiXiHu le permet, sans que le pratiquant n’est à connaitre les bases énergétiques soutenant sa pratique.

Comment est née l’idée de l’événement « un pas pour la santé » ? Quels sont vos partenaires ? Quelles régions françaises se sont mobilisées ?

Un Pas Pour La Santé est né de la demande des patients de l’Institut Gustave Roussy de pouvoir pratiquer régulièrement. Lors des ateliers hebdomadaires, ils ont très vite compris qu’une pratique régulière voire quotidienne est indispensable à l’efficacité. Lorsque l’on a un cancer, il n’y a pas de temps à perdre pour reconsidérer son fonctionnement au quotidien. Avec Bruno, nous avons constaté qu’il était difficile de les orienter vers des associations ayant réfléchi à l’accueil des besoins des malades. Il fallait donc trouver un moyen de nous retrouver sur cette question et "Un Pas Pour La Santé" est né.

Nous n’avons aucun partenaire ou soutien financier. Nous ne demandons aucun don. Cela nous permet d’être assez libre et agile dans notre démarche. Il nous faut donc nous appuyer sur la motivation des individus, des associations et parfois même des institutions, sensibilisés par notre mission. Les premiers partenaires sont les associations qui participent à nous faire connaître et à réaliser les rencontres du mois de Juin. La carte des régions évolue chaque semaine mais nous sommes assez bien répartis sur le territoire français avec une vingtaine d’associations à ce jour. La dernière en date est au Québec mais il y a aussi des XiXiHu organisés en Belgique et d’autres pays devraient prochainement confirmer leur participation.

En dehors de cet événement, comment travaillez-vous pour sensibiliser vos partenaires : institutions, associations, patients ?

Par le bouche à oreille, c’est ce qui est le plus efficace. L’amplification par les réseaux sociaux est essentielle mais inutile sans la motivation de chacun.

Je pense que tout le monde est sensibilisé par la cause. La majorité des malades font appel à des thérapies en dehors des circuits officiels. Les médecins le savent mais leur rôle et souvent leur spécialité est de traiter la maladie. Ils admettent que le bien être du patient est essentiel à la rémission d’une maladie mais ils n’ont pas forcément les techniques ni les moyens d’accompagner le patient dans cette démarche. Par ailleurs, bien des praticiens de thérapies non conventionnelles ne cherchent plus à convaincre les institutions de santé des vertus de leur pratique et s’installent dans une forme de « maquis ». Malheureusement, c’est aussi là que le patient peut être embarqué dans des propositions dangereuses.

Nous souhaitons aider la communication entre chacun de ses acteurs qui devraient trouver une collaboration vertueuse pour le mieux vivre des patients. Un" Pas Pour La Santé" souhaite mettre en lumière des retours d’expérience dans ce sens car ils sont assez nombreux mais trop confidentiels.

Il y a aussi un argument de poids qui pourrait sensibiliser les pouvoirs publics. En optimisant les conditions de vie lors d’un traitement thérapeutique, on diminue notablement les coûts. On le constate de façon empirique ; nous souhaitons avoir les moyens de le démontrer chiffres à l’appui.

Parlez nous de votre expérience personnelle, d’enseignant de Qi Gong, qui a réussi à convaincre un hôpital de le laisser entrer pour pratiquer ces drôles de marche avec les patients et le personnel de l’hôpital ?

Cela m’a pris plusieurs mois pour commencer à expliquer ce qu’était le Qi Gong jusqu’à me retrouver devant un auditoire en blouse blanche dont la chef du service « soin de support » qui détenait le sésame à la création d’un atelier hebdomadaire.

Je pense que l’essentiel est de ne surtout pas vanter les mérites de la pratique vis-à-vis du combat contre la maladie mais plutôt pour le soutien physique et psychologique du patient.

Dans l’exemple du cancer, toutes les étapes sont un véritable tsunami à répétition pour le moral du malade. L’annonce de la maladie, chaque examen, l’attente des résultats, le traitement, les effets constatés sont des événements auxquels personne n’est préparé, même l’entourage se sent dépassé. Sans doute, parce que je connais bien ce processus, j’ai pu mettre en rapport ce vécu avec ce qu’une pratique régulière aux nombreuses vertus sur le plan physique et psychologique pouvait apporter.

Que pourriez-vous attendre d’une organisation professionnelle comme la nôtre pour vous soutenir dans vos projets ?

Faire connaitre ce mouvement pour inciter vos adhérents à contribuer à nos actions. Nous avons besoin de constituer des études en France, sur des résultats lisibles par le corps médical.

Nous aider à démontrer l’importance du rôle actif du patient en allant jusqu’à prescrire des pratiques quotidiennes.

Et marcher avec nous…

Plus d'informations sur : http://www.unpaspourlasante.fr/?page_id=64 

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