Historique de l'examen

Le premier grand chantier des écoles réunies dès la création de l'UFPMTC est celui de l'examen national : un programme unique, un examen unique...

Flashback sur la genèse de cet examen, par François Marquer
Sur demande du Conseil d'administration de l'Union professionnelle, la Commission pédagogie, l'une des commissions parmi les plus actives, a travaillé successivement sur deux dossiers principaux : les programmes de formation et l'examen national.
Depuis sa création, en 2001, cette commission s'est réunie 3 à 4 fois par an. De Paris à Lyon, en passant par Valence, Marseille, Nice, Annecy ou encore Aix-en-Provence, ses membres ont sillonné la France pour se retrouver en séances de travail durant 1 à 3 jours.

Des programmes complets, des durées d’étude définies
Le premier chantier a consisté à soumettre au Conseil d’administration des programmes complets, afin de permettre à chaque école adhérente de trouver un socle commun et irréductible de formation. Basés sur certains programmes chinois (et en particulier sur ceux de l’examen international) et adaptés au « vécu pédagogique » des représentants d’école ou des enseignants qui œuvraient dans la commission ou qui ont pris part aux discussions, les programmes de l’Union professionnelle ont vu le jour il y déjà trois ans. Ces programmes sont complets et concernent les formations en acupuncture, pharmacopée et massage. Ils sont devenus, officiellement, les programmes communs à toutes les écoles adhérentes. Pour chaque partie de ces programmes, très détaillés, des temps de formation ont également été donnés, temps de formation minimum que chaque école doit respecter.

Définir des programmes communs a constitué la première marche d’une unification de la formation d’étudiants suivant des études dans des écoles parfois assez différentes. Mais cela ne pouvait suffire et l’étape suivante s’est rapidement imposée : il était nécessaire, voire indispensable, que tous les étudiants se soumettent à un même examen national. Si la réussite à cet examen n’augure évidemment pas de la qualité intrinsèque du futur praticien, il n’en est pas moins vrai que ce passage oblige tout un chacun (enseignants et impétrants) à se hisser à un niveau commun que l’on espérera toujours plus élevé.

Un examen qui unifie les formations
Ce fut donc le deuxième chantier ouvert par la Commission pédagogie : définir les termes d’un examen national, en proposer la trame et travailler sur les questionnaires. S’il fut assez facile de présenter au Conseil d’administration le canevas général de ce que serait le futur examen, ce fut une autre histoire de mettre sur pied les questionnaires (et cette partie du travail perdure encore aujourd’hui). Chaque école adhérente a été sollicitée pour fournir ses propres questionnaires afin que la commission puisse les comparer, les harmoniser et créer ainsi une base de questions en comportant un nombre suffisamment important. Les centaines de questions envoyées par les écoles ayant répondu à cet appel ont toutes été travaillées et analysées l’une après l’autre.
Si, pour la plupart de ces questions, les réponses s’imposaient naturellement aux membres de la commission, pour d’autres des discussions épiques ont été engagées qui ont permis d’intéressantes remises en question et même certaines remises à jour ! Lorsque les réponses étaient trop partagées, les questions ont été écartées sans regret. Dans un premier temps, seules les questions présentant les caractéristiques propres aux questionnaires à choix multiples (QCM) ont été retenues.

Des questionnaires pour évaluer et pour se former… à la disposition des écoles
Les questions travaillées et proposées par la Commission pédagogie pour l’examen national sont à la disposition des écoles qui en feront la demande. Elles pourront ainsi préparer les étudiants à l’épreuve qui les attend. Au cours des différentes réunions concernant cet examen, certaines remarques ou objections ont été émises en ce qui concerne l’accès des étudiants à ces questions. Il nous a semblé que ces questions, qui font partie de questionnaires déjà utilisés dans certaines écoles ou de questions déjà publiées dans certains ouvrages, doivent être considérées comme des annales et sont donc des outils utiles à la formation. Par ailleurs, la collection du plus grand nombre de questions est la condition première garantissant le haut niveau des examens. Les questionnaires à choix multiples, exclusivement utilisés lors de cette première session, seront complétés dès juin 2008 par d’autres méthodes d’évaluation choisies sur proposition de la Commission pédagogie.

L’informatique au service de l’objectivité
Les questions retenues seront intégrées dans un logiciel adapté capable de générer des épreuves à la demande. Ceci afin de permettre de garantir l’objectivité des épreuves, les questions étant choisies automatiquement en fonction de critères basés sur les thèmes de la médecine chinoise (yin/yang, cinq mouvements, organes et viscères, diagnostic, etc.).

Un examen national peut en cacher un autre…
Alors que l’Union professionnelle met en place son examen national, des discussions se poursuivent avec les autres unions professionnelles dans le cadre de la Confédération, et en particulier avec la Fédération nationale de médecine traditionnelle chinoise. Il s’agit de trouver un consensus permettant de proposer, à terme, à tous les étudiants de médecine chinoise en France le même examen. La profession de praticiens de médecine chinoise se donnera ainsi les moyens de répondre efficacement à l’un des défis auxquels elle est confrontée : élever et unifier le niveau des formations.

La Commission pédagogie recrute
Les tâches de la Commission pédagogie sont loin d’être closes, et les prochaines sessions d’examen nécessiteront encore de multiples séances de travail entre tous ses membres. Appel est lancé à tous ceux qui, enseignant ou responsable d’école, mais aussi praticien ou étudiant, ont quelques qualités pour s’atteler à ce patient et passionnant travail de bénédictin.
Pour information, voici les noms de tous ceux qui sont ou ont été partie prenante de la Commission pédagogie : Dominique Bouvard, Josette Chapellet-Lopez, Alain Dubois, Pierre Guarino, Fabrice Laplatte, Philippe Laurent, François Marquer, Genny Rivière, Patrick Shan, Rodolphe Spiropoulos.

François Marquer

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